mercredi 12 août 2015

Quilotoa, premier contact andin

Ça y est nous avons mis les pieds dans les Andes ! Après 5 jours à Quito à admirer l'architecture coloniale espagnole, bien manger et... profiter des gaz d'échappement,  nous avons mis le cap sur les montagnes.

Pour commencer en douceur, nous sommes allés faire 3 jours de balade autour de la lagune de Quilotoa, un superbe lac turquoise niché dans un cratère à 3900m d'altitude. Le détail sympa c'est que l'on peut marcher de village en village et dormir dans des auberges sans porter la tente, la popote et tout le barda, le grand luxe!

Après 2h de bus sous la grisaille mais avec une musique bien criarde et en compagnie d'un autre couple de français très sympas qui font un tour du monde, nous voilà arrivés en haut du cratère. Le soleil est au rendez-vous et la vue est magnifique, le lac d'un bleu turquoise se ride sous les rafales de vent, renouvelant sans cesse le paysage. Nous nous sommes un peu baladés mais l'altitude se faisait sentir, le froid se faisait plus mordant au fil de l'après-midi et il y avait un vent à dépoussiérer un lama. Une photo au coucher de soleil,  une soupe et au lit !



Soupe, pop corn maison, viande avec riz et patates: le repas typique des Andes equatoriennes

Après une nuit froide et perturbée par le vent qui soufflait en rafales de plus en plus fortes, nous sommes partis en direction du village de Chugchilan, à une dizaine de kilomètres du cratère et 700m plus bas. Le vent n'ayant pas faibli, nous avons failli nous envoler avec les condors mais ça s'est vite amélioré au fur et à mesure de la descente. Pour rendre la balade un peu plus croustillante, il fallait descendre dans un joli petit canyon bien pentu par un sentier sablonneux pour remonter de l'autre côté. L'auberge Cloud forest à Chugchilan était super sympa, la nourriture très bonne et il y faisait nettement moins froid que la veille, le grand luxe on vous dit !

Nicolas et son nouvel ami !

Le troisième jour nous fait une quinzaine de kilomètres pour rejoindre un autre village, Isinlivi, par un sentier magnifique. Nous avons retraversé le petit canyon,  sommes passés dans des hameaux perdus dans la montagne et avons peiné dans les montées sablonneuses. Les humains rencontrés sur le trajet étaient super sympas et nous avons discuté, malgre notre espagnol bancal, avec un prof de dessin qui sculpte et peint et avec quelques paysans du coin. L'accueil canin était un peu moins chaleureux et la discussion s'est rapidement faite à coups de pierres ! Nous avons vu plein de petits champs de maïs, de lupins, de patates, des prairies avec des vaches, des chèvres, des moutons et des ânes, le tout séparé par de petites haies d'arbres recouverts de plantes épiphytes, très bucolique ! Finalement, nous sommes arrivés au village d'Isinvili et avons dormi dans une super petite auberge, Taita Christobal, ce qui veut dire papa Christobal en quechua, le nom du grand-père de la famille. 




Des epiphytes a profusion




Stephanie qui prend la photo que vous voyez juste au-dessus
Culture de maïs en sec... tres sec, combien de quintaux?
Des champs de lupins
Pour finir ce petit tour, nous aurions pu marcher jusqu'à un village un peu plus loin et prendre un bus,  mais la propriétaire de l'auberge nous a recommandé de prendre le camion du laitier, qui fait sa tournée par une piste magnifique. Nous voilà donc partis sur le plateau d'une camionnette avec 2 équatoriens, un couple de slovaques, un mouton qui faisait son dernier voyage et s'est pris d'affection pour Stéphanie, et quelques centaines de litres de lait en bidons. Bien secoués, le lait doit certainement arriver changé en beurre, et recouverts de poussière nous nous sommes baladés dans la montagne pendant 1h30, sommes passés par un col à plus de 4000m avec des vues magnifiques sur toutes les montagnes environnantes et finalement le laitier, qui était une laitière, nous a laissé sur la place d'un petit bled oú nous avons pu reprendre un bus. Les photos ne rendent pas justice au paysage mais c'était difficile de se tenir, cadrer, se protéger du froid et de la poussière!
En tout cas, ce premier aperçu des Andes nous a bien plu !









lundi 3 août 2015

On est passés de l'autre côté de l'équateur!

Sans transition, nous voilà donc à Quito! 

On est sous le charme de cette ville à l'atmosphère agréable et à l'architecture aux influences multiples superbement bien conservée... On comprend aisément son inscription au Patrimoine de l'Humanité!
Autre point essentiel: on y mange très bien! Allé-lu-ia!! En 4 jours, on a deja testé beaucoup de plats (très riches en général) sans toujours savoir ce qu'il y a à l'intérieur...

Et pour cause, on a un petit problème que nous avons bien l'intention de résoudre dans les mois qui viennent: nous parlons l'espagnol comme des vaches anglaises!

Sinon, on est assez fatigués, l'altitude doit certainement y être pour quelque chose (on est à 2 900 mètres). On visite donc la ville à un rythme très pépère. Voici nos premières photos.

L'église San Francisco


Au loin, la colline d'El Panecillo avec sa statue de la Vierge

La cathédrale qui donne sur la Plaza Grande, la principale place de Quito



Le Maine... sans la Loire

Pour ce nouveau road trip, nous nous sommes rendus une nouvelle fois chez Alamo, notre loueur de voitures préféré pour ses prix imbattables mais pas seulement. L 'autre particularité de ce loueur est de laisser ses clients faire leur choix parmi une dizaine de voitures!
Notre contrat de location à la main et nos gros sacs sur le dos, nous jetions un oeil sur le choix qui s'offrait à nous dans la gamme des voitures les plus économiques - grosso modo, des pots de yaourt sans aucun charme - quand un agent nous demande si nous avons besoin d'aide. Et comme dans une publicité, il ajoute : ma préférée n'est pas là, je vais vous la chercher, c'est dans la gamme premium mais c'est pas un problème. Et c'est comme ça qu'il revient dans une Dodge (Charger pour la précision) rutilante et vrombissante. Bref la voiture qui a plus sa place dans un James Bond (enfin presque, ce n'est pas une Aston Martin non plus) que sur le parking d'un centre Leclerc. Elle vous-va? nous demande-t-il. Oh, bah oui vachement beaucoup! lui répond-on. Sans oublier le petit détail qui tue: la voiture peut être démarrée à distance en appuyant sur un petit bouton qui se trouve sur la clé!
Et c'est ainsi que, confortablement assis dans notre voiture de kéké,  nous nous sommes lancés sur les routes de la Nouvelle-Angleterre. 


(Contrairement aux apparences, nous vous assurons que cet article n'est sponsorisé ni par Alamo ni par Autoplus.)

On a fait le choix de se concentrer sur la côte du Maine qui se divise en trois régions.
La côte du Sud se caractérise par ses grandes plages (enfin tout est relatif) mais aussi et surtout son flot de touristes; ce qui donne des villes sans intérêt, des routes littorales bordées de motels horribles, des parkings à 25$ et des campings à 50$ pour planter une tente. Bref, une région pas vraiment pour nous. On y a juste passé notre dernière nuit dans le Maine. C'était d'ailleurs assez drôle de voir combien le touriste nord-américain (il y avait aussi beaucoup de québécois) a ce besoin d'être sur-équipé. Aller à la plage avec une simple serviette?! Tu n'y penses pas! Il faut au moins des transats avec un porte-gobelet, un gros sac pour la nourriture (parce que bien sûr c'est fou ce qu'on se dépense sur la plage!), et tout un tas de trucs qui nécessitent au final d'avoir un chariot pour parcourir le petit trajet séparant la voiture de la plage.

La côte du milieu (c'est de l'anglais traduit mot pour mot donc...) a notamment de charmantes petites villes. Très vite, nous avons été đéçus car ici, la loi Littoral, connaît pas. Si bien que dès qu'on sortait des sites touristiques, il était quasiment impossible d'accéder à la côte, la plupart des sentiers étant privés. Alors on est montés encore plus haut!

Le phare de Pemaquid


Nicolas profite du rare soleil
Retour à la normale

Pour atteindre le plus sauvage DownEast (allez on arrête avec la traduction malheureuse) et le Parc national d'Acadia... Et là, on dit oui! On aperçoit enfin cette côte découpée telle de la dentelle, ces beaux phares illustrant les moults prospectus donnés par les offices du tourisme et ses villages pleins de caractère! Plus on allait vers le nord, plus on s'émerveillait. On a vécu un grand moment à Easport où l'on a pris un bateau pour voir... des baleines! Nous avons donc vu le plus grand tourbillon de l'hémisphère Nord, un grand vortex formé par la rencontre de différents courants marins, des baleines Minke à foison, des aigles à tête blanche, l'aigle emblématique des USA, des dauphins et des phoques.







Vue depuis le Mont Cadillac situé dans l'Acadia National Park
Le phare de West Quoddy Head


Le phare de l'île de Campobello


Petit manque de bol: les baleines à bosses, celles qui sautent très haut, n'avaient pas encore fini leur remontée depuis le sud... La faute au phénomène El niño? On commence vraiment à se demander s'il n'est pas aussi à l'origine de nos déboires climatiques. Vous vous souvenez de la neige dans le Grand Canyon en plein mois de mai, de la pluie à Los Angeles pourtant si rare à cette période de l'année? Et le Maine n'a pas échappé à cette règle: sur 10 jours de balades, 8 jours de pluie!

Pour se mettre un peu de baume au coeur, on a alors mangé - pour le prix d'un menu chez Burger King - du homard!


... Beaucoup de homards!




Notre dealer, D&J Lobster:


Arrivés à la frontière canadienne, nous n'avons pas pu résister à l'appel de la poutine (bon en fait, ce n'est vraiment pas terrible!), du plaisir d'écouter Radio Canada et ses chroniqueurs caustiques! A vrai dire, on a passé la frontière deux fois, une première pour visiter l'île de Campobello (Roosevelt y passait ses vacances) et une seconde pour longer une petite partie de la baie de Fundy dans le Nouveau-Brunswick. On a ainsi roulé jusqu'à la ville de Saint John et ses environs. Cette ville est d'ailleurs un drôle de mélange: elle se veut branchée avec ses galeries d'art et ses petits bars sympas, et en même temps, son ambiance est terriblement mortelle. Un samedi à 17h, il n'y avait pas un chat dans les rues, si ce n'est quelques personnes dans la galerie commerciale à la mine un peu tristounette. Alors dans ces moments là, il faut bien se distraire...


. . . Et c'est ainsi que se termine notre aventure en Amérique du Nord. Dans quelques jours, on prend l'avion pour Quito. Et cela arrive à point nommé, l'envie de voir d'autres paysages, de découvrir d'autres cultures et d'entendre une nouvelle langue est grande!