lundi 3 août 2015

Boston, la ville qui rape tout!

T'as pensé à payer
Ton loyer à 3 500$,
Ton semestre à 27 000$
Ton crédit pour payer tes études
Ton trajet de métro tout pourri à 2,70$

Faut que tu payes, faut que tu craches
Faut que tu payes, faut que tu craches
Pas possible que t'en réchappes
T'as voulu étudier, tu t'es bien fait arnaqué
Et toute ta vie tu vas payer!

... Ce petit pastiche (des Inconnus) nous a très vite été inspiré par Boston où tout est horriblement cher. A commencer par les hôtels, rien en-deçà de 140$ et pourtant le 4 juillet était bien loin. On a donc trouvé une chambre chez une étudiante indienne (d'Inde cette fois-ci) sur airbnb. Ce fut l'occcasion d'échanger avec elle sur sa vie d'étudiante. Elle nous a ainsi appris qu'elle payait son semestre à l'université de Boston pour la modique somme de 27 000$ (on n'ose même pas imaginer le prix pour les 2 autres universités de la ville, Harvard et le MIT...). Il va sans dire que tous les frais divers (accès à la salle de sport, photocopies, T.shirts "je suis trop fier d'étudier à Boston"...) sont à ajouter. Et cerise sur le gâteau, le niveau scolaire ne serait pas extra! Quant au taudis qui lui sert d'appartement, il lui coûte 3 500$ par mois; persuadés de n'avoir pas bien compris, on le lui a fait répéter plusieurs fois, et non non c'était bien ça! Elle nous a également fait part d'un phénomène étrange. Ses amis indiens ayant demandé un visa pour des petites universités aux frais d'inscription moins importants se sont tous vus refuser leur demande de visa; tandis que les autres, ayant candidaté comme elle à des universités aux prix démentiels ont tous reçu un visa... Non, ce doit être un pur hasard: on ne peut quand même pas croire qu'un pays puisse choisir ses étudiants, non pas en fonction de leur parcours scolaire, mais de la grosseur de leur compte en banque... ah bah si en fait! Sans compter que la règle ici pour les étudiants est l'endettement et ce, pour des années. La condition sine qua non étant alors de trouver plus tard un travail très rémunérateur sinon ils sont tout simplement mal, très mal... Bref, des conditions idéales pour étudier sereinement. 

Après ce petit laïus qui nous fait dire "vive les écoles publiques!", parlons de Boston! Le grand remue-ménage de New-York nous a fait apprécié la taille humaine de Boston. Deux jours nous ont suffi pour faire le tour de la ville, qu'on a trouvée charmante, mais sans plus... peut-être une petite overdose de villes.
             
La chose à faire quand on est à Boston est le Freedom Trail. Il s'agit pour cela de suivre une ligne rouge tracée sur le sol et passant par les lieux qui ont fait l'histoire des USA. Il est quand même étonnant de se dire que ce qu'ils appellent "the spirit of America" (slogan du Massachusetts) ait été finalement inspiré, non pas par des penseurs ou des politiques mais des entrepreneurs qui refusaient de payer des impôts! Ça en dit long quand même?! Dis donc qu'est-ce qu'on est critiques ces derniers temps, on ferait pas une petite overdose tout court des USA? Bref, on a donc suivi la ligne rouge!


The Massachusetts State House, le siège de l'exécutif et du législatif de l'Etat

La Old State House, l'ancien Capitole
   
Derrière Nicolas, la maison de Paul Revere, l'un des artisans de l'indépendance des USA



Le Bunker Hill Monument, pour en savoir plus rendez-vous sur Wikipedia ;)

Sinon, on a flâné comme on aime le faire au gré des quartiers.

Le quartier de Beacon Hill, vanté pour ses jolies rues... Ce sera sans plus pour nous.




On s'est aussi baladés le long de la riviere Charles, dans le quartier de Back Bay où se trouve notamment la très belle bibliothèque de Boston et sur le campus d'Harvard (quand même).



Allez on se dépêche, le blog a du retard!
Le logement CROUS de Mark Zuckerberg


Et pour finir, la bonne blague :

Tea party à Boston!



dimanche 2 août 2015

Un jour j'irai à New-York avec toi

Bercés par le ronron de l'air conditionné du bus Greyhound, nous sommes arrivés au pied du Madison Square Garden, lui-même situé au pied de l'Empire State Building,  deux lieux mythiques entre le bus et la première bouche de métro, ça commençait fort!




Le métro nous a conduit chez Rebecca, une amie de Nicolas,  new-yorkaise d'origine, qui nous a hébergés pour une semaine. Nous voilà donc dans l'un des quartiers de Brooklyn que l'on appellerait pudiquement "un quartier en transition".
Ca ressemble fort à un ghetto, comme on les avait loupés à Baltimore ça tombait bien, mais ça ne l'est plus tout à fait. "Grâce" à une spéculation immobilière effrénée les loyers augmentent à vitesse lumière et les pauvres se voient contraints d'aller dans des quartiers vraiment pourris, il est donc devenu rare, depuis presque un an, qu'il y ait des coups de feu mais, d'une rue à l'autre, l'ambiance passe de bon enfant à bien glauque. Le changement d'atmosphère avec Manhattan était total et c'était sympa de voir une autre facette de la ville. Nous avons ainsi pu écouter du bon gros rap américain toutes les nuits du week-end,  grosse teuf dans le square avec barbecue,  voiture tunée et mega sound-system, yoooo bro!
Au final nous avons passé une excellente semaine chez Rebecca et son coloc français Bertrand.




Étant basés à Brooklyn,  nous avons donc commencé notre visite par là et ça valait le coup. Brooklyn est principalement composé de quartiers de maisons typiques, avec l'escalier devant, en brownstone, la pierre du coin. Les zones riches sont proprettes et fleuries, les zones artistiques un peu plus roots avec des bars sympas et les quartiers pauvres pas entretenus avec des épiceries pleines de produits dégueulasses...  finalement rien de bien surprenant! Mais Brooklyn vaut aussi le détour pour son pont suspendu, que tout le monde a vu dans un film un jour ou l'autre, et sa vue imprenable sur la presqu'île de Manhattan, encore plus spectaculaire de nuit.









Nous avons ensuite passé le reste de la semaine à nous balader sur Manhattan. Sans rentrer dans tous les détails, nous avons parcouru la péninsule en long, en large et en travers. Bien sûr les grands buildings nous ont impressionés, nous avons cherché l'intérêt des avenues chics (la fameuse 5ème avenue notamment) et de Times Square... en vain,  et nous avons bien apprécié les quartiers de Greenwich village, Chelsea et East village. Petit truc rigolo dans l'East village,  nous sommes allés dans un speakeasy. Reliques de la prohibition, ce sont des bars cachés derrière des devantures variées, derrière un magasin de jouets,  de musique ou un stand de hot-dogs. On rentre donc dans le magasin officiel et hop, une porte à l'arrière permet de rentrer dans le royaume du vice!

La louve de Wall Street ?


  




  


















Stéphanie se prend pour Marylin sur la fameuse bouche de métro... La salopette gonfle moins, mais faut imaginer !

Après cette expérience du mal nous avons donc décidé de nous occuper du salut de notre âme et sommes allés à une messe gospel à Brooklyn. L'âme ne nous faisant pas tant de souci, nous voulions surtout voir ce que serait l'ambiance, et nous n'avons pas été déçus. Ôtez vous donc vos images d'Epinal du gospel, nous nous sommes retrouvés dans un temple en gradins avec 2000 personnes face à 200 choristes et 3 écrans géants... c'est l'Amérique du XXIème siècle,  il faut du show ! Cette petite sauterie a donc commencé par 30 min de gospel variétoche avec batterie,  guitare, etc. sous les applaudissements et acclamations des fidèles qui chantent à tue-tête et sont à moitié, voire complètement, en transe... Niveau paroles on reste assez classique,  on love Jesus, God is notre sauveur, le message doit rester simple, à côté les Ramones semblaient avoir fait fac de lettres. La salle étant bien chaude, le pasteur a donc lancé les pubs pour l'église sur les écrans géants afin de montrer que l'argent extorqué aux fidèles,  euh pardon,  issu de la quête, était bien dépensé. Comme ça risquait de ne pas suffire, nous avons eu droit à un premier petit prêche qui a culminé ainsi: citation mot pour mot "Si les USA sont les plus riches c'est parce que Dieu est avec nous et s'il a voulu que nous soyons riches c'est pour pouvoir donner "...  Nous étions déçus parce qu'on pensait que Dieu aurait choisi la France,  le vin de messe étant sûrement meilleur,  mais nous avons pu constater toute l'efficacité du business à l'américaine, les fidèles, majoritairement pauvres et noirs donnaient un max. Après cette belle moisson, nous avons encore subi une heure de prêche lénifiant, le pasteur s'adressant à l'assemblée comme à des enfants de 6 ans, puis tout le monde est sorti avec un cerveau tout neuf! Bref après les Mormons de Salt Lake City et cette messe de Brooklyn, nous avons décidé que nous avions eu notre quota de bigoterie à l'américaine. 



Pour finir cet épisode New-yorkais sur un terrain culturel, nous avons également visité deux musées, le fameux Moma, musée d'art moderne (Stéphanie a finalement réussi à y traîner Nicolas, pas une mince affaire), et le Met, Metropolitan museum, une sorte de Louvre. Nous avons  trouvé qu'il y avait quelques oeuvres superbes et pas mal de croûtes célèbres au Moma...
Quant au Met nous avons tous les deux bien aimé, il y en a pour tous les goûts et on pourrait y passer des jours,  mais les salles égyptiennes et les armures valaient bien le coup. 


lundi 20 juillet 2015

The wire ou presque

Plutôt que d'aller directement de Washington à New-York,  nous avons choisi de faire étape à Baltimore. Drôle d'idée étant donné l'actualité récente de la ville et sa réputation peu glamour... Mais ce serait oublier que la série The Wire que nous avons adorée se passe à Baltimore!

Nous avons donc essayé de retrouver quelques lieux de tournage.  Bizarrement nous avons fait le tour du centre-ville et fait l'impasse sur les ghettos, où se passe pourtant la majeure partie de la série, mais,  sans voiture, c'est encore moins sympa ces coins là.

Première surprise,  le centre est joli,  c'est une ville ancienne,  pour les USA, tout est relatif, et, comme la série le montrait bien,  il y a eu de gros efforts de spéculation immobilière pour rénover le centre et virer les pauvres (c'est quand même pas totalement réussi, il en reste sous les ponts).

Nous avons donc pu apercevoir ce qu'il reste des docks, le Baltimore Sun, l'hôtel de ville et des voitures de police bien sûr !

 On s'est bien amusés à faire ce petit jeu de piste.







Nicolas se prend pour Bunk à la sortie du bar des flics

Stéphanie espérant croiser Carcetti promenant son chien






Nous avons aussi décidé de goûter la spécialité locale, le crabcake. Sur conseil d'une locale nous sommes donc allés sur le port, chez Phillips, apparement réputé pour ses crabcakes. C'est pas mal mais ça arrive avec des chips et du ketchup, encore une fois un peu de riz, une fondue de poireaux et une pincée d'aneth aurait pu faire mieux... de la cuisine quoi !

C'est quoi cette arnaque !

dimanche 19 juillet 2015

Independance Day


Après une petite nuit passée dans l'avion, nous voilà à Washington. Lors de la réservation de l'avion, nous avions le choix, pour quasiment le même prix, d'arriver à New-York ou à Washington. On s'était alors dit que ce serait vraiment chouette d'être dans la capitale un 4 juillet... Sauf qu'un détail nous avait échappé: nous n'étions pas les seuls à nous dire ça! Résultats des courses: la plupart des hôtels étaient complets, restaient ceux aux prix exorbitants. Mais à force de guetter la bonne occasion sur booking, on a quand même réussi à ne pas trop nous ruiner!
Nous avons donc pu être dans la capitale de la première puissance mondiale lors de sa fête nationale. On s'attendait à une journée extraordinaire, avec tout le toutim, qui fasse pâlir notre 14 juillet, pauvre cinquième puissance mondiale que nous sommes... Et bien, ce fut la big déception! La parade, par exemple, s'est révélée médiocre.

Après les fanfares de militaires, se sont ainsi succédés, avec du désordre et de longs intervalles, les petites fanfares des écoles de différents bleds du pays ; les miss "beauté" de quelques Etats; quelques chars mais ils étaient bien loin d'être à la hauteur des chars de la fête des Langoustines de Locmiquélic, c'est dire! ; des associations de tout type, ce qui faisait qu'on pouvait avoir trois personnes marchant comme ça avec juste des T-shirts aux mêmes couleurs; voire...des fans de tuning faisant vrombir fièrement leur engin! Le tout pendant 3 heures! On a vraiment eu le sentiment que n'importe qui pouvait défiler dès lors qu'il en faisait la demande... L'idée peut paraître bonne mais au final ça donne une parade vraiment pas terrible!

Le soir, le feu d'artifice a débuté à 9h09. On était juste devant la maison blanche, ça c'était pas mal ;) Et puis après 15 minutes de bing et de bang, tout le monde au lit! Pas de bal ou rien de ce genre! Ça aussi, ce fut une source d'étonnement, mis à part quelques petits concerts par-ci par-là au cours de la journée, il y avait assez peu d'animation.
Bon et sinon Washington? On vous le dit tout de suite, la fatigue du voyage se faisant sentir et le climat très chaud et humide (c'est surprenant mais c'est un climat subtropical à Washington!) ne nous ont pas aidés à être très efficaces pour la visite de la ville. On a quand même vu tous les immanquables comme la Maison blanche, le Congrès (en travaux!), la Cour suprême, le cimetière d'Arlington, le Lincoln Memorial sur les marches duquel Martin Luther King a prononcé son I have a dream... Sans oublier le coeur de Washington: le National Mall qui est un grand parc allant du Congrès au Lincoln Memorial en passant par le Washington Monument et le long duquel se trouvent de part et d'autre une petite dizaine de musées, tous gratuits (merci à un certain britannique James Smithson qui voulait faire des USA, une nation de la connaissance...). C'est comme ça qu'on a visité le musée d'histoire naturelle avec notamment son squelette de tyrannosaure, la galerie d'art et pour le grand bonheur de Nicolas, le musée de l'air et de l'espace. Pour son petit malheur, on n'a pas eu le temps de visiter une annexe du musée qui se situait à une heure de là et qui hébergeait le Lockheed SR-71, le fameux Black bird!... Le SR quoi? Stéphanie, elle, avait beaucoup moins le sentiment de passer à côté de quelque chose.
Allez prochaine étape: New-York!  Enfin non, pas encore pour tout de suite... (tentative d'effet de suspense)








Petite photo insolite




Bing!

Bang!




Le Washington Monument depuis le Lincoln Memorial
Le petit Nicolas devant le Spirit of Saint Louis

Le petit Nicolas devant un Spitfire, même si ce n'est pas tres américain

Un vaisseau Appolo combiné à un Soyuz... ou quand la guerre froide a connu quelques périodes de réchauffement