vendredi 17 juillet 2015

Sans Francis & co


... Bon ok petite forme pour le titre.

On a rendu la voiture, il ne nous reste plus que nos deux gros sacs... il y a comme un goût de fin d'aventure dans l'Ouest américain. Mais avant de voler pour la côte Est, il nous reste une dernière étape, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de San Francisco

C'est une ville que nous avons beaucoup appréciée. Il y a finalement peu de choses à visiter, ce qui fait qu'on est très vite tenté par la flânerie au gré des différents quartiers.

Avec cette fois-ci pour seul guide, la carte fournie par l'office de tourisme, on a commencé notre découverte de la ville par le quartier du port, Fishermans wharf: touristique au plus haut point mais ça fait partie des passages obligés.




Un lion de mer se dore la pilule

Au loin, on aperçoit un petit pont rouge... qui, jour de chance, ne se cache pas dans le brouillard.


On a évidemment croisé les fameux cable cars. L'idée d'en prendre un, en se tenant debout sur le côté, cheveux au vent, comme les habitants de San Francisco nous tentait bien. Et puis on a très vite changé d'avis. Car les choses ont bien changé depuis l'époque de l'inspecteur Harry... Les habitants les ont en effet abandonnés au profit du métro et du bus, moins chers et plus rapides. Et ce sont désormais les touristes prêts à faire la queue pendant des plombes qui les ont peu à peu remplacés. L'envie nous est donc passée...




Avec une petite visite du Chinatown.




Le deuxième jour, mazette on a marché! Et marcher à San Francisco n'est pas un vain mot avec toutes ses collines à monter et descendre!


  
Vue de Telegraph Hill


La plus grande tour de San Francisco: la Transamerica Pyramid


On est ainsi passés par Alamo Square Park pour admirer les "fameuses" Painted ladies, des maisons victoriennes surplombant le downtown. A vrai dire, avant d'arriver à San Francisco, ça ne nous parlait pas des masses mais notre carte nous disant que c'était un point d'intérêt, on est allés les voir... Les nombreux flashs crépitant en leur direction nous ont donc confirmé la notoriété de ces jolies maisons... Ou alors tout ce petit monde aurait fait comme nous?







Dans le quartier gay d'Alamo, on est tombés sur des personnes faisaient la queue pour la présentation du premier livre (enfin ça doit être un grand mot) d'une jeune écrivaine. Son nom? Kim Kardashian... Et oui elle saurait écrire, on aura décidément tout vu!





Et par hasard, on tombe sur une maison où ceux qui vivent là ont jeté la clef... C'est bien ça, la maison bleue de Maxime!




La rue de Clarion Alley, haut-lieu du street art à ce qu'on dit.




Le dernier jour, on est allés voir le petit pont rouge de plus près. Le brouillard est là cette fois-ci.



Avec juste à côté, l'île d'Alcatraz.



Ah oui, on allait oublier de vous parler de notre hôtel... Situé dans une rue véritable cour des miracles où vivent pêle-mêle junkies, clochards et travelos, l'hôtel Europa, avec sa façade ambiance squat, vous offre un lit avec sommier touchant le sol et une douche sur le palier digne d'un film d'horreur, tout ça pour la modique somme de 80$!





mardi 14 juillet 2015

Yosémite

Après la fraîcheur et l'humidité du nord de la côte californienne, nous avons pris la route pour rejoindre le fameux parc national du Yosémite.

Sur la route nous avons testé In 'n out Burger,  la chaîne californienne de burgers la plus connue et réputée pour son excellence...  C'est sûr,  c'est mieux que les autres chaînes que l'on a pu tester,  mais nous ne sommes pas vraiment tombés sous le charme. 

Le parc de Yosémite est très grand mais une vallée concentre les principales attractions et la horde de touristes. Forcément on a commencé par ça,  et il y avait un monde de malade, on se sentait plus à Center parc que dans la nature.  L'objectif étant de faire une randonnée de plusieurs jours,  nous nous sommes donc rendus au bureau des permis (ici tout est régulé, pour randonner sur plusieurs jours il faut toujours demander une autorisation aux rangers).  Bonne surprise,  nous avons eu un permis tout de suite et, après un briefing sur les ours du Yosémite,  nous avons loué une bearbox (une grosse boîte en plastique résistant aux ours dans laquelle il faut mettre toute sa nourriture, bien lourde!) et étions fin prêts!

Concernant les ours, chaque parc a sa doctrine,  à Yellowstone il y a des ours noirs et des Grizzlys, ces derniers étant un peu baraqués et dotés d'un fort caractère,  il est recommandé de ne pas crier, ne pas bouger, bref espérer qu'il vous trouve sympa et aime votre look! Mais à Yosémite les ours ne sont que de petits ours noirs (quand même capables de défoncer une bagnole), très habitués à l'homme. Les rangers préconisent donc de prendre un air imposant et de leur crier dessus pour leur faire peur... Bon, pourquoi pas !






Jour 1: la montée et la chaleur
Après une nuit fatiguante au campement de backpackers, dont une partie a fait la fête la moitié de la nuit, nous allions partir quand le sac de Nicolas a perdu un morceau,  une heure de raccomodage plus tard c'était mieux. Nous avons donc commencé par 1000m de montée pour arriver à un superbe point de vue puis enchaîné par un sentier en alternance de montées et descentes jusqu'à notre premier campement, le tout sous un cagnard de plus de 30°, on était rincés. Tous les autres randonneurs avaient vus des serpents à sonnette et le campement était connu pour en abriter beaucoup, autant dire que Nicolas n'était pas détendu!






Jour 2: la chaleur et la rivière
Après une nuit perturbée parce qu'un ours est venu défoncer un arbre mort à 10m de la tente pour faire un festin de termites, on a repris le chemin sous le soleil et la chaleur,  mais pas d'ombre pour s'abriter parce que la forêt avait brûlé quelques années auparavant.  Étrange paysage apocalyptique au milieu duquel coulait une rivière magnifique. Sur le chemin nous avons croisé 2 serpents, mais apparemment sans sonnette. Enfin, arrivés au campement, on a eu la bonne surprise d'être à côté d'une jolie vasque sous une petite cascade, l'eau était un peu fraîche mais c'était très agréable d'y faire trempette.
         






Jour 3: la montée, la chaleur et les moustiques
Le troisième jour nous devions monter jusqu'à un col à 3200m dans des paysages magnifiques. Pour rendre le truc plus marrant, il fallait donc y ajouter un bon cagnard et des nuées de moustiques.  Au bout d'1h à se débattre pour ne pas trop se faire piquer, on a commencé à s'énerver et au bout de 2h on avait épuisé tout notre répertoire d'injures. Aucun ours n'a osé s'approcher tellement on avait l'air dangereux ! Bref le calvaire s'est poursuivi toute la journée, nous avons monté les 1200m de dénivelé en polaire (pour les manches longues) sous la chaleur et avons dormi après le col, dans un endroit magnifique à 3000m, toujours infesté de moustiques. Néanmoins, voyant le positif, on a constaté que les moustiques de Yosémite étaient plus petits que ceux de Yellowstone et que leurs piqûres grattaient un peu moins. Malgré notre meilleure préparation, on avait de l'antimoustique cette fois-ci, très inefficace, Stéphanie a donc pu battre son record et atteindre les 200 piqûres de moustiques, ce dont elle se serait bien passé.




Jour 4: Facile
Après une nuit fatiguante sans avoir rien gagné au grattage et un petit déjeuner entourés de moustiques, nous avons terminé la rando par une dizaine de kilomètres tranquilles dans une jolie vallée, quelques daims broutaient sur le chemin. 2h de navette et une douche plus tard, on avait retrouvé une apparence humaine et on s'est mangé une bonne truite,  délicieux !

Nous sommes ensuite allés voir les Séquoias que le parc renferme, mais les avons trouvé moins impressionnants que les Redwoods. 

Pour finir, nous avons traversé la Californie d'est en ouest, paysages désolés de pâturages complètement grillés par la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années. Les immenses vergers d'amandiers ou de pistachiers sont encore verts, mais pour combien de temps? La plupart des cours d'eau sont à sec depuis longtemps. Ajouté à cela quelques "fermes" laitières devant compter 2 à 3000 vaches parquées dans la poussière et vous comprendrez que nous n'avons pas été charmés par le centre du Golden State.


samedi 11 juillet 2015

Épisode 3, le retour du jeudi, bientôt vendredi !

Voilà nous avons quitté la planète Terre, la Jeep est passée en vitesse lumière et nous avons atterri sur la lune d'Endor (revoir Star Wars, le retour du Jedi) ... ou presque ! Ici pas de sabre laser ou de "je suis ton père", mais les plus grands arbres de la planète (la planète Terre,  la Jeep ne dépasserait pas le 150km/h)









Dans le nord de la Californie se trouvent donc les derniers hectares de forêt de Séquoias Redwoods, protégés dans un parc national. La forêt actuelle ne représente plus que 5% de la surface d'origine mais ça vaut quand même le coup d'oeil. Pour les spécialistes, ces Séquoias, sequoias sempervirens, sont une espèce cousine de ceux qui poussent dans la Sierra Nevada, les sequoias giganteums, ils sont plus hauts mais moins larges.


Pour bien pousser, jusqu'à 130m de haut tout de même, ces arbres ont besoin d'un bon sol et de beaucoup d'humidité. Ça tombe bien, le nord de la côte californienne pourrait presque faire passer la Bretagne pour les Seychelles. Il y a beaucoup du brouillard ... Stéphanie se sentait comme à la maison et avait envie de manger du poisson. Elle a eu son colin, accompagné de frites et de ketchup ... c'est moins breton!

Nous avons donc fait de belles balades dans la forêt, le torticolis n'était pas loin à force de regarder en l'air mais, la force étant avec nous, on a survécu !



Stéphanie maîtrise la force!
 

mardi 7 juillet 2015

De là... à là

De la route, on en a fait depuis Cody pour regagner la côte pacifique! On a traversé un petit bout du Montana et de part en part l'Idaho et l'Oregon.

On a ainsi commencé notre périple par une belle route (une de ces fameuses scenic drives): la Bear tooth. Des prairies verdoyantes, de belles montagnes, des lacs à couper le souffle, tout y était! Puis arrivés au col, on a eu droit au brouillard, et bizarrement, la drive est devenue beaucoup moins scenic...



Quelques photos de l'Idaho, l'Etat célèbre pour ses patates! Ils en sont tellement fiers que c'est une patate qui est représentée sur leurs plaques d'immatriculation!





Autre halte comme on les aime:






Le Crater Lake national park était sur notre route. Alors on a dit banco et on s'y est donc arrêtés. Là encore ce fut l'occasion d'en prendre plein les mirettes! Non, non, inutile de régler les couleurs de votre écran, ce bleu profond est bien la couleur naturelle de ce lac, qui comme son nom l'indique est niché dans le cratère d'un volcan.




Nous avons aussi pu fêter notre première nuit sur un parking de la chaîne de supermarchés Walmart! Certes, ce n'est pas le luxe mais c'est quand même pratique: dès potron-minet, on peut aller directement chercher notre petit-déjeuner avec petits croissants chauds, euh non en fait c'était plutôt du pain de mie ou... du pain de mie. On a aussi été hébergés par un couple sympathique, Shawna et Dan... Des amis de Kathy, vous vous souvenez notre petit ange-gardien de Cody ?!

D'ici, on dirait presque un palace!

Et au bout du chemin, le Pacifique! Bon pour la baignade, on reviendra... Malgré les apparences, l'eau est glaciale!

lundi 29 juin 2015

Cody et ses bonnes surprises

Hiha! Nous voilà à Cody, la capitale du rodéo!

Après une fin un peu chaotique à Yellowstone - avec clou du spectacle, Stéphanie qui se réveille en ne pouvant pas ouvrir l'oeil droit suite à sa séance d'acupuncture par les moustiques - on s'est donc dit ça suffit, on  prend notre manteau et on s'en va! Place désormais au rodéo, au steak de bison, à une bonne douche et au confortable lit d'un hôtel! 

Pour trouver un bon hôtel (comprenez le moins cher dans notre langage actuel), nous nous sommes rendus au Visitor center. A l'accueil, une gentille dame fait alors son possible pour nous trouver la perle rare, malheureusement la chambre la moins chère est à 120 $ (grosso modo la même chose en euro). Diantre, beaucoup trop cher pour notre bourse! Nous allions alors opter pour un camping avec douche quand elle nous dit avec son petit air espiègle "ou sinon j'ai une proposition plus dangereuse, vous venez dormir chez moi!". Étonnés, on est restés un peu sans voix et puis... on a accepté! Et c'est ainsi que nous avons passé trois jours chez Kathy et son mari, Howard, qui a fait partie d'un groupe de rock! Son groupe a joué à la Maison Blanche et a fait la première partie de Franck Sinatra... Pas mal! Kathy et Howard sont des personnes vraiment adorables qui nous ont choyés comme leurs propres enfants!

Kathy, connue comme le loup blanc, nous a dégôté des places pour le musée de Cody (le Buffalo Bill Center of the West) et un spectacle de rodéooo!
En réalité, il n'y a pas un musée mais cinq musées! Le premier est consacré au fondateur de la ville, William Cody... vous ne voyez pas? Et si on vous dit que son autre petit nom était Buffalo Bill? Et oui, le fameux chasseur de bisons! Bon, depuis, on a appris qu'il était bien plus et qu'il a entre autres oeuvré pour la défense des indiens. Le deuxième était consacré à l'art, l'occasion de découvrir quelques artistes américains; le troisième aux  Indiens et à leur mode de vie; le quatrième à la faune de Yellowstone, avec une super scénographie comme rarement on en a vue et enfin il y avait un musée sur les armes, absolument passionnant!... Non, on déconne, après la 20ème winchester on a décroché ! :) Bref, autant vous dire qu'on y a passé toute l'après-midi!

La tête bien remplie, nous nous sommes ensuite rendus au saint du saint, le stade du rodéo. Après une prière suivie de l'hymne national la main sur le coeur, c'était parti pour deux heures d'épreuves de selles éjectables sur cheval ou taureau. Entre compassion pour les cow-boys et amusements face à l'exaltation des bêtes, on a passé une chouette soirée ! Une fois nous aura quand même suffi ;)





Nous avons aussi visité la Old Trail Town, un village du Far West reconstitué. Des passionnés ont ainsi parcouru le Wyoming et le Montana à la recherche de vieilles cabanes qu'ils ont démontées et remontées à l'identique. C'est ainsi qu'on a pu faire le tour du proprio de la cache de Butch Cassidy ou encore nous recueillir devant la tombe de Jeremiah Johnson (qui fut entre autres interprété par le Brad Pitt des années 70, Robert Redford).




Calamity Jane était dans les parages



Un whisky et que ça saute!


La veille de notre départ, nous avons aussi eu la chance de participer chez Kathy et Howard à une cérémonie du calumet sacré "officiée" par leur ami indien Ojibway, John. Un moment marquant que nous ne sommes pas prêts d'oublier... 

Et puis la soirée s'est poursuivie par un pur dîner à l'américaine avec des bons burgers maisons et un feu de bois sous les étoiles du Wyoming!